Historique de l'atelier

L'horloger de la Croix-Rousse : 110 ans d'histoire

Saugues est une petite commune de Haute-Loire, à la limite du plateau de la Margeride, terres de la bête du Gévaudan. C’est là en 1906 que Joseph SIMON, l’arrière-grand-père, crée le tout premier atelier qui répare à l’époque les horloges mais aussi les machine à coudre… et les vélos. Il déménage ensuite à St-Chamond dans la Loire où l’on retrouve la Maison Simon déjà honorablement installée dans la vie locale en 1923.

Magasin de Saugues
Magasin de Saugues
Dépliant publicitaire de l'horlogerie de St-Chamond
Dépliant publicitaire
Carte postale de la rue de la république a St-Chamond
Carte postale de la rue de la boutique
Photo de la façade de la boutique a St-Chamond
Photo de la façade de la boutique

A son décès sa veuve continue l’activité. Comme elle ne veut pas dépendre de ses confrères locaux pour des réparations d’horlogerie, elle va trouver à Lyon, un jeune horloger qui deviendra la référence dans la capitale des Gaules : François BRANCIARD.

Pendant ce temps Auguste SIMON se forme à son tour à l’horlogerie, mais peu attiré par la sédentarité, il rentre chez JAZ, leader français de l’horlogerie. Il en deviendra d’ailleurs le directeur commercial.

C’est donc le petit fils, Joseph (comme sont prénommé chaque ainé dans la famille) qui reprend le magasin en 1953, lui adjoignant l’horlogerie monumentale.

Joseph SIMON intervenant sur une horloge d'édifice
Joseph SIMON intervenant sur une horloge d'édifice

Cette nouvelle activité donne l’occasion d’emmener François, tout petit dans les clochers et de lui montrer la magie de ses rouages qui décomptent 86400 secondes par jours et organisent le rythme de la vie.

Ensuite l’héritier est formé lui aussi, dans la prestigieuse École d’Horlogerie d’Anet qui rivalise avec celle de Cluses depuis le début du XXe siècle. Il intègre l’entreprise familiale et pendant 6 ans continue le travail à l’établi.

En digne descendant d’Auguste SIMON, François a lui aussi la bougeotte et c’est, époque oblige, pour la distribution d’heure électronique qu’il quitte l’atelier. Au sein de la prestigieuse entreprise GORGY TIMING, dont le créateur a lui aussi été formé à l’EHA, il découvre une autre face de l’horlogerie et surtout toute la rigueur des démarches ISO, des fiches de process et l’apport de l’informatique.

Au décès de son père en 1997 il faut trier l’atelier. Les gènes parlent, les outils témoignent et très vite François décide de replonger vers ses premières amours. Il implante l’atelier dans le quatrième arrondissement de Lyon pour se consacrer uniquement à la restauration d’horlogerie ancienne qu’elle soit d’intérieur ou d’édifice et, clin d’œil du destin, il reçoit la visite et les conseils d’un horloger retraité qui n’est autre que …François BRANCIARD.

Sans vitrine, discrètement et sur rendez-vous l’artisan travaille, porte ouverte sur un jardin caché dans la rue Jacquard. De fait, il devient en quelques années l’Horloger de la Croix Rousse et l’atelier en prend l’enseigne.

Et la clientèle se donne l’adresse, de bouche à oreille. Petit à petit la renommée grandit et les demandes viennent de plus loin.

En 2003 un premier apprenti est formé.
Il sera suivi jusqu’à ce jour de 12 autres contrats pour des CAP ou des Brevets des Métiers d’Arts avec une moyenne actuelle supérieure à 18/20 pour les pièces de chefs d’œuvre qui accompagnent ce dernier diplôme...

Fiches de travail
Fiches de travail

Former des horlogers dans les règles de l’art nécessite de construire des supports de transmission pour ce métier, et c’est donc par pédagogie que commence la création de fiches de méthode, de fiches de process et de fiches de travail.

En 2009, pour valider ses compétences, François SIMON-FUSTIER, reprend le chemin de l’école et obtient le Brevet de Maîtrise Supérieur en Horlogerie, dont il est le seul français détenteur.

En 2013, Robin Putinier, formé au CAP et au BMA, devient chef d’atelier pour aider son ancien maître d’apprentissage dans la transmission des savoirs faire. Son parcours de formation exceptionnel lui vaut une autorisation ministérielle d’encadrer des apprentis alors qu’il n’a pas encore 20 ans.

En 2015 l’atelier déménage de 4 km et rejoint Caluire. Cent mètres carrés aux normes des manufactures suisses accueillent désormais l’équipe de 6 personnes qui restaurent, toujours sur rendez-vous et sans vitrine, montres, pendules et horloges anciennes pour les particuliers et les musées.